Terry Pratchett

Terry Pratchett : un écrivain de fantasy qui regarde la réalité en face

Son œuvre peut être pleine de trolls, de magie et de dragons, mais Terry Pratchett ne recule pas devant les "trucs déprimants" de la vie.

2013-11-14-itw-telegraph-facing-realityphoto © Alastair Levy

« Est-ce qu'on a le droit de boire ça ? » demande Terry Pratchett, désignant la grande boisson verte avec des piments et des tiges de menthe dépassant du dessus qui trône sur la table en face de lui. Il est 11h30 du matin, et je bois un mojito piment avec l'un des romanciers les plus vendeurs en Grande-Bretagne. Pratchett pousse du doigt le sien, avec curiosité. « Est-ce qu'il faut que je retire les morceaux noueux du haut ? »

Nous avons le droit de le boire, heureusement – l'assistant et copiste de Pratchett, Rob, un grand et chaleureux jeune homme, en avait recommandé au moment où ils entraient dans la salle – et les morceaux noueux peuvent rester en place. Malheureusement, je suis tellement nerveux que j'en ai déjà renversé une bonne quantité sur ma chaussette droite.

Je suis nerveux, non pas parce que Pratchett est terrifiant, mais parce que je suis un immense fan ; sa création la plus célèbre, le Disque-monde, a 30 ans cette année, et je le lis depuis 20 d'entre elles. Le voir là en face de moi, la même figure mince avec la barbe blanche et le chapeau noir de marque que je connais par une centaine de photos de magazines et de documentaires télévisés, est quelque peu surréaliste.

Mais j'ai une préoccupation supplémentaire. Il y a six ans, on a diagnostiqué à Pratchett une atrophie corticale postérieure (ACP), une forme rare de la maladie d'Alzheimer, et depuis lors il est devenu un défenseur passionné du droit de mourir. Demander à quelqu'un pourquoi les gens devraient acheter leur nouveau livre est une chose. Lui demander ce qu'on ressent en ayant sa personnalité rongée par son propre cerveau défectueux, et à quel stade il voudra mettre fin au processus, en est une autre.

Il fait la tournée promotionnelle pour le dernier épisode des Annales du Disque-monde, Raising Steam. C'est, en bref, sur les trains. Si vous n'êtes pas un fan de l'œuvre de Pratchett, et que vous le connaissez seulement de réputation comme un auteur de « fantasy comique », alors cela pourrait vous surprendre ; vous pourriez attendre une série de pastiches de Tolkien, avec des orques et des elfes qui se battent, des épées magiques et des anneaux. Pas des histoires au sujet de l'invention de la vapeur, de l'essor du service postal, ou des journaux et de la presse, des sujets pourtant abordés dans les derniers livres.

Au cours de ses premières années, les Annales – situées, pour ceux qui n'y sont pas familiers, sur un monde qui a la forme d'un disque (évidemment), reposant sur le dos de quatre gigantesques éléphants, se tenant eux-mêmes debout sur une énorme tortue interplanétaire – étaient de la fantasy dans le moule classique. De la fantasy avec un sens de l'humour tranchant et sauvage, et une tendance sournoise au commentaire social, mais ce n'en est pas moins de la fantasy. Il y avait des trolls et des dragons, des guerriers barbares et des Amazones aux poitrines invraisemblables dans des armures légères, et des mages avec des bourdons avec un nœud au bout ; les Annales prenaient ces tropes et les renversaient, mais c'était leur matière première.
Mais comme la série – et son auteur – a mûri, cela a changé. La grande cité d'Ankh-Morpork, le théâtre de nombreuses histoires, est lentement passée d'un endroit où les voleurs se bagarrent dans les tavernes à la Donjons et Dragons, vers un miroir fantastique de Londres. Moins portée sur la magie, elle est devenue une série plus axée sur les gens, l'ingéniosité et la technologie.

« Mais la technologie est magique ! » s'écrit-il quand je le lui fais remarquer. « Je veux dire, à mon poignet, ce truc va me dire l'heure si je lui demande. » Il pousse un bouton sur sa montre, et elle parle avec une petite voix guindée : il est 11h43, nous sommes mercredi, et ainsi de suite. « Et tout cela est magique, mais nous ne le pensons pas. Enfin, nous savons que ce n'est pas magique – nous savons que les fées ne le fabriquent pas, mais pour la plupart d'entre nous, elles le pourraient tout aussi bien. »

Une conversation avec Pratchett est une expérience étrange, remplie de ce que je peux seulement décrire comme une nostalgie pour le futur. Raising Steam, malgré tout son cadre fantastique, est un regard en arrière sur un moment de l'histoire de la Terre quand la technologie, dit-il, remplissait les gens d'excitation. « À l'époque de Brunel, tout ça était une chose merveilleuse, c'était génial, le monde était en mouvement. Oh oui ! Plus de trucs ! » dit-il. Maintenant, pourtant, il pense que l'excitation a disparu. « Parfois, je suis consterné par le fait que les gens disent “Quel est l'intérêt d'aller dans l'espace ? Ça ne sert à rien. Pourquoi dépensons-nous autant d'argent ?” et je pense “Bon sang ! Tout le monde peut désormais savoir où il est !” Une petite boîte qui vous permet de savoir exactement où vous êtes sur la planète, ou une autre petite boîte qui vous permet de parler à n'importe qui dans le monde. Et nous ne pensons pas à ça, nous pensons que c'est juste comme Dieu nous l'a donné. »

La nostalgie de Pratchett est une nostalgie de geek, une nostalgie pour l'époque où vous pouviez démonter une grande partie du monde et le remonter. « L'époque de la vapeur avait des écrous et des boulons. Vous saviez comment les choses étaient faites. Elles étaient assemblées par des ingénieurs, comme Brunel. » dit-il. Pratchett est particulièrement captivé par les trains. « Connaissez-vous Richard Trevithick ? Il a fabriqué une machine à vapeur avant Stephenson. Et ça ressemblait beaucoup à un monstre. Ça marchait, mais ça ne ressemblait pas du tout aux trains comme nous les connaissons. » Il s'excite particulièrement en parlant de son voyage à bord de l'un des derniers trains à vapeur de Grande-Bretagne, la ligne Watercress à Alton. « J'étais dans la locomotive ! À côté de la chambre de combustion. Il faisait très chaud » ajoute-t-il, un peu inutilement.

Pratchett doit cet amour des machines dangereuses et des gadgets fantaisistes à son père, quand il grandissait à Beaconsfield, une petite ville à l'ouest de Londres. « Mon père – vous avez un père, a-t-il un hangar ? » Un garage, dis-je. Il balaye du revers de la main. C'est un hangar dans l'esprit, dit-il. « J'avais un générateur magnéto et je l'ai installé dans le hangar de mon père, de sorte que lorsqu'il a ouvert la porte du hangar, ça l'a électrocuté. »

« Et il était très impressionné. Il a dit “Bien joué. Mais ne le refais pas.” C'était mon père. Il vérifiait l'électricité en mettant son doigt dessus. Ses mains étaient tellement calleuses à cause de son travail, parce qu'il travaillait sur, eh bien, plus ou moins tout, qu'il était résistant aux décharges électriques. Rob et moi avons souvent parlé de ça. Nous avions tous deux des pères qui te laissent jouer avec les choses avec lesquelles tu ne devrais pas jouer. »

Sa mère, pendant ce temps, l'a aidé avec l'apprentissage par les livres. « Je n'étais pas particulièrement intéressé par les livres » dit-il. « Et ma mère, Dieu la bénisse, elle a retroussé ses manches et m'a donné un penny par page, et ça a marché magnifiquement bien. Je pense qu'elle ne m'a donné qu'environ trois pences, parce que le troisième livre était Le Vent dans les Saules. » Il était tellement enthousiasmé après ça, qu'elle n'a plus eu besoin de le payer. En effet, Pratchett a obtenu un poste à la bibliothèque de Beaconsfield. « Vous êtes en train de parler à un homme qui pense, surtout, que sa scolarité ne l'a pas aidé du tout, mais que la bibliothèque l'a fait, à la pelle. » Il me regarde sévèrement. « Vous, quand vous étiez jeune, vous lisiez beaucoup de livres, n'est-ce pas ? Un... » il marque une pause, et choisit soigneusement son prochain mot : « un... tas, j'imagine ? » C'est le cas, je le rassure. « Un garçon de bibliothèque. Je reconnais le genre. J'étais pareil. » Il a eu une scolarité médiocre – il se plaint de la nature "réussis ou meurs" de l'examen d'entrée en sixième (il est passé facilement) et des vieux professeurs qui avaient une dent contre lui au lycée technique de High Wycombe (« une sorte de demi-lycée. Un grand bâtiment en menuiserie. »). Mais le feu allumé par Kenneth Grahame, Rat, Taupe et Blaireau [NdT : auteur du Vent dans les Saules et personnages de l'œuvre] a grandi et flambé.

Le sens de l'humour de Pratchett, une sorte de chose légère, anglaise, observationnelle, découle de cette période. « Wodehouse, évidemment, mais j'ai aussi tracé mon chemin à travers les livres Just William. Richmal Crompton était un très bon écrivain. Je pense que c'est de lui que j'ai appris l'ironie. Ça m'a pris un moment de la mettre au point. » Pensez-vous pouvoir définir l'ironie, lui demandé-je. « Un peu comme le fer. » [NdT: jeu de mots sur "ironing", qui peut se rapporter autant à l'ironie qu'au fer à repasser] Je méritais ça, je l'admets. « Quand on vous frappe sur la tête avec, vous le savez. »

Il est aussi tombé amoureux de RJ Yeatman et WC Sellar, les auteurs de 1066 and All That (« dans les années trente, quand les classes moyennes devenaient plus riches, ils se sont tout deux autant amusés qu'on le pouvait. Les années trente étaient un énorme amusement. Ou au moins avant la fin. Mauvaise fin, la décennie, certes. ») et s'est brouillé avec son directeur pour avoir « ramené un exemplaire du magazine Mad. Quelle horreur ! Et un exemplaire de Private Eye. Séditieux. » Mais ce fut le désormais défunt magazine satirique Punch qui a véritablement formé le ton comique avec lequel il parle à présent. « J'ai fait mon chemin dans la lecture à travers les volumes reliés de Punch. C'était la meilleure façon de lire l'histoire ; vous l'avez sans grand-mère qui regarde par-dessus votre épaule, et c'était tout simplement incroyable. »

« Et à peu près n'importe quel écrivain de renom, n'importe où dans la langue anglaise, a travaillé pour Punch. Mark Twain. Jerome K Jerome. Et ils parlaient avec la même voix, qui a ouvert la porte pour moi – le même type de voix légèrement satirique, les-gens-sont-bêtes-mais-ils-ne-sont-pas-si-mauvais, amicale envers l'humanité, friande de ses faiblesses. » En dehors des livres, les autres influences de sa jeunesse sont claires dans sa propre écriture – particulièrement les dernières œuvres situées à Ankh, dans lesquelles il vante fréquemment les vertus des pauvres-mais-respectables personnes qui vivent dans des maisons mitoyennes minuscules et ordonnées, et des hommes et femmes qui ont réussi par leurs propres moyens. « Il y avait une sorte de dignité dans le travail » dit-il. « Je ne pense pas qu'il y en ait maintenant. »

Il a parlé, souvent, de la façon dont son temps au journal l'a formé. Il a commencé à 16 ans, dans le grand donjon de son directeur : « Lors de mon dernier jour à l'école, j'ai laissé toutes mes affaires derrière moi et j'ai appelé l'éditeur d'un journal local. Il a en fait utilisé un cliché comme “J'aime ta façon d'agir, jeune homme”, ou autre chose. » Il est du domaine de la légende qu'il a vu son premier cadavre le lendemain, « expérience de travail signifiait vraiment quelque chose à cette époque », comme il le dit dans la biographie au dos de ses livres.

« Sincèrement, sans exagérer, comme je le fais souvent, dit-il, la bibliothèque et le journalisme, ces choses ont fait qui je suis. Le journalisme vous fait penser vite. Vous avez à parler à des gens de toutes les couches de la société. Particulièrement dans le journalisme local. Le journalisme londonien peut p... au visage de quelqu'un et on ne peut rien faire là-dessus. Essayez ça dans le journalisme local, et quelqu'un vient se plaindre. Chacun devrait avoir exercé dans le journalisme local dans sa vie, particulièrement si c'est un fouineur. » Il parle du journalisme local de la même façon qu'il le fait de ses parents, avec un sentiment d'héroïsme tranquille. « J'ai interviewé un vieux journaliste qui avait travaillé dans une petite ville pendant très, très longtemps. Je lui ai demandé : est-ce que c'est ennuyeux ? Et il a dit : là-bas, un couple a poussé leur fille dans le grenier parce qu'elle avait eu un bébé noir. Et là, c'est ici qu'un homme a été attrapé en flagrant délit avec une volaille de basse-cour. Et il a dit aux magistrats “Eh bien, c'était ma poule.” Chacun de ces petits moments, ils vous font réaliser que le monde n'est pas comme vous le pensez. »

Une ombre plane sur nous durant tout ça, et c'est celle de l'ACP de Pratchett. La maladie affecte, entre autres choses, le centre visuel du cerveau, et l'effet est assez perceptible. Il lutte, par exemple, pour poser son mojito sur la table avec précision ; il semble qu'il ne puisse pas facilement dire où la table commence et se termine. Dans d'autres interviews – même d'assez récentes – il semblait que son esprit était aussi vif que jamais.

J'aimerais désespérément signaler que c'est toujours le cas, mais je ne peux pas. Il y a des moments où il a des étourderies normales – il est obligé d'interpeller Rob plusieurs fois, quand il oublie un mot ou un nom, et il raconte deux fois certaines de ses anecdotes. Mais je commence à remarquer, tandis que l'interview progresse, que bien qu'il me donne des réponses fascinantes – de longues et discursives histoires sur toutes sortes de choses – elles ne sont pas vraiment des réponses à la question que j'ai posée. Par exemple, j'apprends qu'il ne savait pas comment le livre Les Petits Dieux allait se terminer jusqu'à ce qu'il se termine – il avait les personnages en place et ils l'ont guidé vers une inévitable conclusion.

Il appelle ce processus « narrativium » et il est en train de subir la même expérience avec son prochain livre, qu'il a déjà commencé. Mais je l'avais en réalité interrogé sur la moralité de l'un des personnages dans Les Petits Dieux. C'est comme si parfois, quand il ne peut pêcher la réponse à la question dans son cerveau, il lui substitue une anecdote facilement disponible sur un sujet connexe , une qu'il a rodée précédemment. Il y a un moment un peu triste quand, après une telle demie-réponse, il s'arrête, et sa voix se baisse.

« Vous savez que j'ai une ACP ? L'autre jour j'ai rencontré plein d'autres gens qui l'ont. Ils venaient des quatre coins du monde. Et c'était vraiment amusant. » Comment cela, demandé-je. « Je ne suis normalement pas le type de personne qui va à ce genre de chose. Mais j'ai trouvé que vous pouviez dire “Est-ce que vous n'aimez pas quand...” et ils répondaient “Oh oui”. Vous comprenez l'expérience des uns et des autres. » Cela sonne comme un aveu qu'il se démène avec des morceaux de la conversation d'une façon que quelqu'un sans la maladie ne peut comprendre.

Les problèmes visuels l'ont empêché de taper ; depuis quelques années déjà, il écrit ses œuvres avec une combinaison de logiciel de dictée et d'un partenariat étroit avec Rob. « Je continue à le dire, le langage vient à nous. Nous sommes des singes. Parler, bavarder, c'est ce que nous faisons » dit-il, une phrase qu'il a utilisée auparavant. J'essaye de lui demander s'il sent que son style d'écriture a changé – j'ai remarqué, par exemple, que le rapide dialogue de va-et-vient des premiers livres a été remplacé, dans les plus récents, par des blocs d'exposition, presque des monologues. Mais il ne répond pas tout à fait, me racontant à la place la difficulté de transcrire l'accent d'un personnage sur le papier en utilisant le logiciel de dictée. Il demeure un interlocuteur passionnant, et possède une mine d'histoires et de répliques tranchantes, mais l'impact de l'ACP est indubitable.

Et, bien entendu, cela va s'aggraver, et il le sait. Il a dit, avant, qu'il veut mourir au moment de son choix, dans son jardin de Wiltshire, en buvant un excellent brandy et en écoutant son iPod. Il acquiesce. « Spem in Alium de Thomas Tallis ! C'est celui où toutes les parties se réunissent en même temps, où Dieu vient vous chercher et vous tombe sur la tête. » Pratchett est un athée, mais il s'adonne au langage religieux de temps en temps.

Cette mort semble merveilleuse, dis-je. Est-ce que le fait que vous soyez capable de l'apprécier ne vous fera pas penser : je ne veux pas quitter ça ? « Sans doute. Sachant que vous pouvez ne veux pas dire que vous le ferez. La certitude que vous pourriez arrêter ça, si vous le vouliez vraiment, repose sur vous qui dites “Non, demain sera très bien, et le lendemain aussi.” Le droit de choisir sa mort pourrait le laisser vivre plus longtemps, pense-t-il. Il a fait un documentaire pour la BBC, Choosing to Die, qui suivait la décision d'un homme nommé Peter Smedley d'aller à la clinique suisse de Dignitas pour être aidé à se suicider.

« Franchement, Mr Smedley serait probablement avec nous maintenant, s'il n'était pas allé en Suisse pour le faire. Et c'est pourquoi je déteste les gens qui essayent d'entraver ça. » dit-il, devenant sincèrement en colère. « Dans l'Oregon [où le suicide assisté est légal], on vous donne la potion. Et souvent, les personnes qui ont la potion ne l'utilisent pas. Ils meurent avec elle toujours dans l'armoire. Ils s'amusaient tellement, les petits-enfants allaient venir en séjour et tout ce genre de choses, et soudain sans même qu'ils y songent, la mort est arrivée et les a pris. »

Je deviens gêné, à ce stade, d'interroger un homme au sujet de sa propre, sans doute relativement imminente, mort, et je change de sujet. « Vous êtes bien trop gentil pour être journaliste » me dit Pratchett, sans méchanceté. « Ne vous inquiétez pas à propos des choses déprimantes. J'aime assez les choses déprimantes, occasionnellement. » Mais la Mort, ainsi que quelque chose à qui Pratchett fait face dans l'avenir pas très éloigné de la vie réelle, est un personnage récurrent dans les livres du Disque-monde : une figure paternelle qui aime les chats et le curry, et qui s'exprime en petites majuscules sépulcrales. Il apparaît dans chacun des romans pour adulte à ce jour, à l'exception du plus récent, Coup de Tabac – et, je remarque, il n'apparaît pas dans les 150 pages de Raising Steam que j'ai vu. A-t-il tué la Mort, je me demande. « Vous ne le trouverez pas dans le nouveau livre », dit-il, riant mais paraissant légèrement mal à l'aise. « Ce n'est pas délibéré, mais je ne veux pas être fétichiste de la mort. »

par Leïa Tortoise