Ah oui quand même... Comme quoi, un train qui déraille peut provoquer d'autres catastrophes (une relecture de l'adage "un train peut en cacher un autre"?)
Sur Tiphaine qui serait une réponse à la tradition dont est issu HP: ah oui, je n'y avais pas vraiment pensé. Ca irait bien avec le regard un peu parodique et acéré de Pratchett sur les lieux communs littéraires.
En même temps dans son univers, une sorcière ne pourrait pas vraiment être formée autrement: depuis la Huitième Fille, on sait que les sorcières ne vont pas à l'école et qu'effectivement elles apprennent "la vie" / de la vie. Du coup le principe "pas de vraie école de sorciers" (sachant que l'Université de l'Invisible est, de toutes manière, tout sauf une vraie école: selon les époque, on pense avant tout à tuer son voisin ou à bâfrer, en aucun cas à enseigner) serait un principe présent dans les Annales depuis longtemps, avant Tiphaine.
Il y a aussi le principe de solitude du personnage qui va à l'encontre d'Harry Potter, mais qui est là encore bien dans l'esprit "sorcière" du Disque Monde: une sorcière se débrouille toute seule. Tiphaine est aidée par les NacMac Feegle, mais par personne qui soit de son niveau (contrairement à Harry qui a des amis de son âge).
Sur le fondement de l'histoire: dans HP, il y a un méchant identifié, extérieur (même si dans le tome 7 quand on en apprend plus sur les Horcruxes on comprend que Harry etc etc); bien sûr il s'appuie sur d'autres personnages, il s'insinue dans l'esprit des gens, manipule son monde, mais il reste identifié comme extérieur. Dans la série Tiphaine, à part le 1e tome, le méchant est soit intérieur (une entité qui essaie de s'emparer de l'esprit des gens, y compris Tiphaine elle-même), soit il devient un méchant parce que Tiphaine fait une bêtise (dans l'Hiverrier).
Bon par contre ce n'est pas exclu que Pratchett ait un peu accentué certains aspects pour se démarquer de l'univers HP et pas seulement du principe "école de sorcellerie": je crois me souvenir que ça l'avait un peu (beaucoup) agacé qu'on lui a demandé, je ne sais plus à quelle occasion, ce que son univers devait à celui de Rowling (je crois même que des fans pottériens avaient parlé de plagiat ^^).
Sinon, pour revenir à MacGonagall (argh, j'avais juste un peu cherché le nom sur Internet, pas lu de texte de lui... beuh, il aurait mieux fait de laisser plume, encre et papier tranquilles): ça correspond bien aux Feegles du coup, pour un barde, vu qu'ils font tout à la bourrine...
Pour Minerva par contre, je ne vois pas pourquoi Rowling a choisi ce nom: quel rapport entre la prof de métamorphose et un poète? (à part le nom écossais et le fait que Minerva est écossaise)
(au fait c'est Aspsara ou Apsaraan? C'est un peu pour ça que j'hésitais à te reconnaître, il me semblait qu'à l'IRL c'était Aspara ^^)
Si tu n'es pas un hérisson, tu es une marmotte (oupisme du Grand Hérisson. Loué soit le Dormeur, le Ronflotteur)