A peine un peu plus d'une semaine après avoir abordé le sujet des grandes maladies au Parlement anglais (voir notre
article précédent). Terry Pratchett a apporté aujourd'hui une pétition au Premier Ministre anglais Gordon Brown, afin que le sujet d'Alzheimer soit véritablement au coeur des débats.
Article du
thisisbristol.co.uk (traduit par
Anilori) :
L'auteur à succès Terry Pratchett s'est rendu aujourd'hui à Downing Street pour déposer une pétition appelant à augmenter le financement de la recherche sur la maladie d'Alzheimer. L'ancien journaliste de Bristol, atteint d'une forme rare de la maladie, s'adressera aux hommes politiques avant de remettre le document, qui comporte plus de vingt mille signatures.
La campagne, menée par Pratchett au nom du Fonds de Recherche sur Alzheimer, est soutenue par plus de cent scientifiques, des élus de tous les partis, des célébrités et plusieurs milliers de membres de la société civile.
La pétition adressée au premier ministre est ainsi rédigée : « Je suis atterré de voir que la recherche sur la maladie d'Alzheimer et les maladies proches, qui touchent sept cent mille personnes au Royaume-Uni, ne constitue que 3% des fonds accordés par le gouvernement à la recherche médicale. J'incite vivement le gouvernement à augmenter le financement de la recherche sur ces maladies, car il y a urgence. »
Cette année, Terry Pratchett, qui est atteint d'un début d'Alzheimer, a annoncé qu'il donnait un million de livres à l'organisation, et est maintenant un donateur régulier.
« Nous devons nous attendre, selon l'expression qu'a employée devant moi un des chercheurs américains les plus à la pointe, à un véritable tsunami d'Alzheimer et des autres maladies mentales liées à l'âge. J'ai l'intention de crier et de haranguer tant qu'il sera encore temps. Il n'y a que deux possibilités : soit les chercheurs, avec toute l'aide que vous pourrez leur donner, découvriront un remède qui réduise les effet de cette maladie horrible et inhumaine ; soit nous devrons faire face aux conséquences de notre impuissance à empêcher que beaucoup d'entre nous ne passent leurs dernières années dans un long cauchemar. Les conséquences sont déjà terribles pour ceux qui s'occupent des malades et ceux qui les soutiennent. Avant longtemps, le système de santé, et la société entière, ne pourront plus le supporter. »
Le Fonds de Recherche sur Alzheimer ne reçoit aucun soutien gouvernemental et est obligé de rejeter les deux tiers des demandes de fonds qu'il reçoit.